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Entrepreneuriat social : utilité pour la société et efficacité économique

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L’entrepreneuriat social prend une place de plus en plus importante dans la société française, à tel point que la notion est sur toutes les lèvres sans qu’il soit pour autant aisé d’en cerner réellement les contours et implications. Quelle définition lui donner, et quelle place pour celui-ci dans les préoccupations des entreprises en 2020 ?

L’entrepreneuriat social : quelle définition ?

Commençons par redonner ses lettres de noblesse à l’entrepreneuriat social, tout en rappelant le cadre dans lequel il se situe. Si l’on s’en tient à la définition que fait Jean-Baptiste Say (1767-1832) de l’entrepreneur, il est celui qui met en application la connaissance des savants au service de ceux qui produisent.

L’entrepreneur social est donc, si l’on part de cette définition, la personne qui rassemble savoir et outil productif au service non pas de l’accroissement de la richesse, mais de la Société au sens large. S’ensuit la définition posée par le législateur, dans laquelle l’entreprise sociale et solidaire correspond à un mode organisationnel dans lequel le but poursuivi est autre que l’accroissement des richesses, et dont la gestion prend en compte un juste réinvestissement des bénéfices et une gouvernance démocratique. En bref, un entrepreneur social travaille à un développement économique local, humain et/ou respectueux de l’environnement.

Ce cadre étant posé, l’entrepreneuriat social porte donc en lui des valeurs fortes, telles que la transparence, la responsabilité collective, l’égalité et la durabilité dans son activité. Secteur à part entière, il s’adresse pourtant à tous les secteurs économiques, finance, innovation, industrie, énergie, santé ou encore éducation.

 

Evolution du modèle et tendances

Afin d’analyser les tendances actuelles du domaine, il est nécessaire de comprendre les tenants historiques de l’entrepreneuriat social. On retrouve les premières mentions du terme dans les années 50, notamment avec « Social Responsibilities of the Businessman » d’Howard Bowen, dans lequel il pose les premières pierres de la construction de la démarche RSE (CSR en anglais). On le retrouve dès lors dans de nombreuses œuvres de littérature des organisations et de politique.

L’accélération de la production et de l’innovation, dues à l’avènement de l’informatique puis la robotisation font entrer le monde dans une nouvelle ère avec le nouveau millénaire. L’évolution des fonctions productives, l’accès accru à l’information et la communication directe permet dès lors un plus grand questionnement de l’impact réel d’un emploi, d’une mission ou d’une entreprise. La définition même de l’entrepreneuriat social se retrouve fondamentalement liée aux enjeux des système économiques et politiques régionaux, au point de voir apparaître deux grandes tendances de l’entrepreneuriat social.

La première, dont Mohammed Yunus fut un des piliers créateurs, consiste en la création d’entreprises destinées à  lutter contre les maux sociaux/environnementaux urgents de notre époque. La seconde, particulièrement prégnante dans les entreprises occidentales, adopte une approche transformationnelle, avec pour objectif d’adopter une transition des modes de fonctionnement existants.

 

Et la tech dans tout ca ?

Les années 2000 sont celles de la transition opérationnelle et du changement organisationnel. En effet, internet, les réseaux sociaux et le sites d’information ont fourni les ressources et un accroissement de la connaissance nécessaires à la mise en place d’efforts entrepreneuriaux tournés vers la RSE. La mise à disposition de ressources en open source, la mise en commun et les initiatives de crowdsourcing (que l’on définira comme la capacité à faire participer l’entièreté d’un milieu au développement et la mise en circulation d’un produit ou d’un projet), ont ouvert le champ des opportunités. Ainsi des initiatives comme Tech for good, lancée par le groupement Make_Sense proposent de mettre toutes les compétences liées aux secteurs innovants au service de projets durables. L’arrivée des nouvelles générations, qui ont grandi avec les nouvelles technologies et dans un contexte de multiplication des enjeux sociaux et environnementaux, sur le marché du travail, crée aussi de nombreuses opportunités pour les entreprises de modifier leurs modes de travail. En effet, l’engagement des jeunes générations dans les secteurs liés aux nouvelles technologies va être de plus en plus conditionné par l’ouverture des grands groupes aux sujets d’équité, de développement durable, ou encore de transparence.

 
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