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Future of work : se tourner vers l’avenir et repenser son modèle

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Une réalité pour certains, un concept encore vague pour d’autres, le future of work est au cœur de tous les débats depuis quelque temps. Mais trouver une définition concrète de ce terme peut paraître compliqué tant les interprétations sont diverses. Cette expression anglo-saxonne, qui signifie littéralement le futur du travail, désigne en fait différentes tendances qui émergent aujourd’hui dans le monde professionnel et devraient (en principe) devenir des pratiques courantes demain. Si ce concept aborde évidemment les changements de métiers et de compétences, et donc la quatrième révolution industrielle, il est intéressant de noter qu’il met les humains au cœur de l’équation : l’objectif à terme est en effet de mieux travailler. Tour d’horizon des différentes pratiques que ce terme regroupe.

Un monde du travail en constante évolution

Changer son mode de vie à travers sa façon de travailler est très commun aujourd’hui. Le besoin de donner du sens à son activité, de découvrir de nouvelles pratiques professionnelles peut à ce titre expliquer la montée importante du freelancing dans de multiples secteurs. Le travail n’est plus uniquement perçu comme un moyen de gagner sa vie, mais comme une manière de s’épanouir, de progresser, et de se réaliser. Aller se coucher le soir avec un sentiment de réalisation personnelle apparaît comme une des priorités au centre du futur du travail. Philippe Laurent, auteur du livre « Le bonheur au travail » explique d’ailleurs que le sentiment d’utilité est extrêmement important et indispensable puisqu’il conditionne notre existence même. Il conseille de ne pas se satisfaire du « comment » mais de rechercher le « pourquoi » de notre activité. Ce n’est pas seulement le modèle traditionnel du travail fondé sur la rémunération qui évolue, mais la valeur même du travail qui est bouleversée puisque la raison même pour laquelle nous travaillons serait en train d’évoluer.

 

Entre flexibilité et indépendance, le future of work est synonyme d’adaptation

La flexibilité n’est pas une option dans le future of work, mais un requis nécessaire dans la plupart des domaines d’activité. En effet, les technologies d’aujourd’hui font évoluer le marché du travail très rapidement. Il est toujours recommandé de se former à de nouveaux logiciels, de s’adapter à de nouveaux environnements, d’anticiper le changement organisationnel. Le future of work pense le travail comme une évolution permanente, tant en termes d’outils que de pratiques. Dans les industries numériques, par exemple, les logiciels changent, les métiers se transforment au fur et à mesure que des outils sont créés, quand ce ne sont pas tout simplement de nouveaux métiers qui se créent. Lorsque l’on parle de changements dans les modes de travail, on pense immédiatement au monde du freelancing, qui attire chaque année de plus en plus de travailleurs. Cette nouvelle forme de travail est flexible par essence, puisqu’elle permet de travailler sous formes de missions plutôt que d’exercer selon un contrat à durée indéterminée, offrant ainsi davantage de liberté au cours de notre vie professionnelle.
Dans ce même esprit, on peut également observer le développement fulgurant d’entreprises sans bureaux qui suivent la tendance du 100% remote. La plateforme Remotive.io a ainsi recensé 900 startups dans le monde recrutant des travailleurs en remote. Le nombre d’entreprises 100% remote est en constante augmentation, et les structures sont très variées, allant de la petite agence à une licorne comme Invision. De plus en plus de métiers peuvent, grâce à la technologie, être exercés à distance ; c’est ainsi que ces entreprises ont pu se concentrer sur le recrutement des meilleurs talents où qu’ils soient, et faire l’économie de bureaux à louer ou acheter.

 

Le future of work ou la volonté de collaborer

Le future of work se définit par son exigence de flexibilité. Mais quelles sont les autres préoccupations clé ? Est-il aussi social ? Humain ? Tourné vers les individus ? Assurément, au-delà de perspectives économiques définies, le future of work se caractérise par un souhait des travailleurs d’accroître leur bien-être au travail.

D’une part, le travail en remote étant généralisé, les nouvelles formes de management et d’intégration doivent être repensées. Pour intégrer un travailleur à distance, la communication est la clef de la réussite. Il est primordial de bien préparer l’onboarding d’une personne en remote et de bien la présenter aux équipes, afin que leur collaboration soit fructueuse. Cette nouvelle façon de travailler fait émerger de nouveaux métiers dont le but est de garantir le bon fonctionnement d’équipes dispersées aux quatre coins du monde : c’est notamment le rôle d’un Chief Freelance Officer, qui est en charge de l’accueil des freelances et doit s’assurer de leur bonne collaboration avec les membres de l’entreprise dans laquelle ils sont en mission, notamment en remote.

D’autre part, l’importance de la collaboration transparaît à travers le concept d’entreprise étendue. Ce modèle se définit par la mise en réseau d’une entreprise avec ses clients et différents fournisseurs, associés autour de projets communs : tous les acteurs de ce réseau collaborent en tant que partenaires. Cela permet, entre autres, de confronter différentes opinions au sein de l’entreprise, en accordant autant d’importance aux points de vue externes qu’internes. Toutes les parties prenantes de l’entreprise, qu’elles travaillent à distance ou non, doivent être intégrées à part égale et disposer du même niveau d’information. Par exemple, Dassault peut être qualifiée d’entreprise étendue, grâce à son plateau virtuel créé en 2005 et permettant à tous ses partenaires industriels d’utiliser une quantité importante de données depuis leur poste de travail. Il est ainsi possible pour tous les travailleurs de consulter l’état d’avancement de la production d’un appareil donné.

Enfin, on peut d’ores et déjà constater que la confiance est vouée à devenir l’élément clef de l’évolution du travail, dans un contexte de collaboration à distance. Une nouvelle forme d’esprit d’équipe se développe et les travailleurs, organisés autour d’une dynamique de management de projet, s’habituent progressivement à échanger à distance, transmettre leurs avancements et collaborer en suivant des deadlines définies sans être nécessairement des collègues de bureau. Il est de plus en plus habituel que les différentes parties d’un projet n’opèrent pas au sein de la même entreprise, ni au sein du même espace de travail. Cela n’enlève rien au sentiment de travail d’équipe puisqu’il s’agit d’œuvrer pour des projets communs, et cela permet de concilier les désirs d’autonomie et d’indépendance des travailleurs.

 

Une occasion de repenser nos pratiques et nous réinventer

Le futur du travail, loin de rimer nécessairement avec la destruction d’emplois et la précarisation parfois annoncés, envisage de nouvelles façons de travailler, plus respectueuses des désirs de chacun et de nos rythmes de vie. C’est l’occasion de penser de nouvelles pratiques managériales, d’imaginer de nouveaux métiers mais également d’en remettre certains sous les projecteurs, à l’instar de l’artisanat qui revient sur le devant de la scène comme l’explique le fondateur de Going Freelance dans cet article. Ne serait-il pas temps de voir le future of work comme une occasion de se réinventer ?

 
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