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LittleBIGTalk#2 Devenir freelance : bonne ou mauvaise idée ?

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En cette période quelque peu exceptionnelle, LittleBIG Connection reste mobilisé à vos côtés et a le plaisir d’accueillir des invités pour nos webinars destinés à tous nos partenaires, freelances, ESN ou clients. 

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Ce deuxième webinar a été animé par Rayed Benbrahim, freelance Software developer en mission chez Adeo, Maxime Legillon, conseiller en création d’entreprise chez L-expert-comptable Lille et Julien Clouet, fondateur de LittleBIG Connection. Nos trois intervenants ont partagé avec vous leurs expériences et leurs conseils sur le monde de l’entrepreneuriat : profitez de leurs recommandations pour sauter le pas et devenir freelance sans crainte.

 

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Les 6 pensées limitantes qui vous empêchent de devenir freelance

Les principaux freins à l’expérience freelancing sont les barrières liées à nos peurs Les pensées limitantes pourraient être classées en 3 catégories :

Les barrières mentales qui sont liées à la sécurité de l’emploi : « j’ai besoin d’encore un peu d’expérience », « je ne suis pas encore prêt », « c’est risqué ! Je n’aurai droit à rien si jamais je me fais virer ». C’est la peur de l’inconnu qui crée ces barrières mentales, car en passant freelance vous renoncez à ce que vous connaissez c’est-à-dire le CDI, la sécurité de l’emploi. Même si le freelancing est un statut assurément moins protégé, il n’est pas nécessairement précaire. De plus, les métiers de la tech sont aujourd’hui des métiers très recherchés par les entreprises et ce que vous soyez en freelance ou en CDI.

Les barrières logistiques qui sont liées à des peurs administratives comme par exemple « c’est beaucoup de paperasse ! Je déteste la paperasse ». Si vous êtes dans ce cas, vous êtes peut-être animé par la peur de ne pas être suffisamment multi-tâches, ne pas avoir assez de connaissance en comptabilité ou en droit. Aujourd’hui, les freelances sont bien accompagnés à ce sujet. Rayed explique qu’il a 3 partenaires principaux : son expert-comptable, LittleBIG Connection son apporteur d’affaire, et sa banque. Il ne gère aucune paperasse si ce n’est les justificatifs de dépenses mensuelles. Pour ces problématiques logistiques, il est facile de les sous-traiter à des partenaires et vous concentrer sur ce qu’il vous plaît le plus. Soyez rassuré, peu de connaissance sont nécessaires au niveau comptabilité, entrepreneurial ou juridique pour se lancer en tant que freelance. Nous avons d’ailleurs mis en place plusieurs partenariats pour faciliter la vie de nos freelances, n’hésitez pas à aller faire un tour sur notre page partenariat.

Les dernières barrières sont des barrières d’ordre personnel, liées à des peurs tangibles comme la peur transmise par vos proches. Ces barrières peuvent être justifiées, par exemple si jamais vous avez le projet d’acheter une maison dans l’année à venir et donc de faire un prêt, cela peut être légitime d’attendre un peu avant de vous lancer, et profiter de ce moment pour construire un retroplanning des étapes à réaliser jusqu’au grand saut. Cependant des solutions existent et certaines banques peuvent accepter votre dossier de prêt même si vous êtes freelance, Il ne reste plus qu’à vous renseigner auprès de votre banque ou de nos partenaires.

 

S’essayer au freelancing

Rayed avoue avoir commencé sa carrière de freelance de manière spontanée, mais, avec du recul il se rend compte qu’un peu de méthodologie aurait pu lui être bénéfique. Pour autant, ses débuts se sont bien passés malgré le fait qu’il soit junior avec un 1 an et demi d’expérience. Aujourd’hui pour se lancer en tant que freelance sans prendre de risque, il y a plusieurs solutions.

Développer sa visibilité en est une. Vous pouvez commencer par vous inscrire sur des plateformes de freelance comme LittleBIG Connection, ce qui va vous permettre d’être facilement mis en relation avec des entreprises recherchant des freelances. LinkedIn est aussi un réseau social à ne pas négliger. Il est important d’y être proactif en rentrant en contact avec des freelances de votre domaine (développeur, graphiste etc…) ou des communautés de freelances, et échanger sur leur situation en entreprise. De ce fait, vous allez rapidement développer un ressenti du marché sur votre secteur. Vous pouvez aussi partager du contenu à votre réseau pour vous afficher en tant qu’expert, cette méthode s’appelle le social selling.

Ensuite, n’hésitez pas à échanger avec des clients potentiels sur les plateformes de mise en relation. Ce sont eux, les apporteurs d’affaires, qui vous permettront de rentrer en contact avec les entreprises facilement et de vous créer au fur et à mesure votre réseau.

« Si une ESN est prête à vous employer, alors il y a forcément un marché pour vous »

Tester le freelancing tout en restant en CDI, c’est possible ! C’est une technique que Rayed Benbrahim encourage fortement. Pour ce faire, profitez de vos congés ou d’une année sabbatique pour réaliser une mission freelance. Nous vous conseillons de commencer par une mission court terme de 3 semaines par exemple. Vous pouvez aussi prendre des congés sans solde, si votre trésorerie vous le permet. Et petit à petit, vous pourrez prendre des missions de plus en plus longues. Ce test vous permettra d’en apprendre plus sur cette forme de travail et son marché, sans pour autant vous posez directement les questions des statuts. Vous aurez juste besoin de créer une micro-entreprise pour commencer votre activité de freelance. Dans tous les cas, que le test soit concluant ou non, vous aurez toujours votre CDI en tant que back-up.  Lorsque vous serez rassuré et sur de votre choix, vous pourrez passer à l’étape suivante.

 

Le choix des statuts juridiques

Le choix de la forme juridique est un sujet important lorsqu’on parle de création d’entreprise. Il est pourtant plus simple qu’il n’y parait. Selon Maxime Legillon, la première question à se poser concerne la forme de l’entreprise : entreprise individuelle ou société ?

 

L’entreprise individuelle

A noter que l’entreprise individuelle est plus adaptée à des tests d’activité avec des perspectives de développement assez faible, à utiliser en complément d’activité par exemple. Vous pouvez bénéficier d’un statut social et fiscal de micro-entrepreneur seulement si votre chiffre d’affaires ne dépasse pas le seuil de 72 500€, seuil qui évolue annuellement. Cette forme juridique a pour avantage de simplifier les démarches d’ouverture ou fermeture d’entreprise. Le statut de micro-entrepreneur est basé sur le chiffre d’affaires, sur lequel sont calculés vos impôts et charges sociales. Vous n’avez pas forcément besoin de comptable lorsque vous avez une micro-entreprise car la comptabilité est légère. Un nouveau seuil est apparu en cours d’année dernière, il s’agit du seuil de TVA qui est de 34 400€. En dessous de ce seuil, vous n’êtes pas soumis à la TVA. Cela peut être un avantage si vos clients sont des particuliers mais un inconvénient si ce sont des entreprises. Aussi il est important de spécifier qu’au-dessus de 30 000€ de chiffre d’affaires à l’année, vous n’êtes plus en phase de test, vous pouvez donc passer à une autre forme juridique : l’entreprise individuelle au réel ou la société.

 

L’entreprise individuelle au réel

Cette forme juridique est pertinente notamment si vous avez dépassé le seuil de chiffre d’affaires de la micro-entreprise. Les démarches administratives sont moins simples car il faut déduire du chiffre d’affaires les charges et tenir une comptabilité. Vous devez ensuite en retirer un bénéfice qui sera la base du calcul de l’impôt sur le revenu et des cotisations sociales.

L’inconvénient de cette forme juridique est la protection patrimoniale, comme il n’y a pas de capital il n’y a pas de distinction entre votre patrimoine personnel et professionnel, vous prenez 100% du risque sur votre entreprise. Le statut social est le même que pour les EURL ou les micro-entreprises, soit le statut TNS : travailleur non salarié. Second désavantage, il n’y a pas d’arbitrage possible entre l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés. En fonction de votre statut fiscal, il vaut parfois mieux être imposé sur un de ces deux impôts en particulier. N’hésitez pas à demander conseil à votre expert-comptable ou à un fiscaliste.

 

Différentes formes de société

Maxime vous conseille de partir directement sur une société si votre test du freelancing a été validé en amont, notamment si vous envisagez de vous associer, ou si vous avez des perspectives d’évolutions intéressantes de votre activité. Une société permet de créer une personne morale c’est-à-dire votre entité, vous n’êtes alors qu’un représentant légal de cette société et votre responsabilité est définie en fonction du capital de départ. Vous pouvez, avec une société, arbitrer entre l’IR et IS. Cependant la création d’une société est plus lourde car elle nécessite une dénomination sociale, un siège social, des statuts et etc…

Il existe 2 formes courantes de société :

  • EURL / SARL
  • SAS / SASU

La principale différence entre ces deux formes de société est sur le statut social. En EURL/SARL vous êtes TNS (travailleur non salarié) tandis qu’en SAS/SASU vous êtes assimilé salarié. Les autres différences se feront au cas par cas. Si vous êtes jeune et en bonne santé il peut être préférable d’opter pour une SARL ou EURL car le coût de la protection sociale est moins élevé, mais de ce fait la protection sociale est moins bonne. En SAS / SASU la protection sociale est à 100%, vous êtes très bien couvert.

 

Lire aussi : Freelance : les bonnes pratiques pour payer moins d’impôts

 

 

L’état du marché

LittleBIG Connection est, comme le dit Julien Clouet, une bonne tour de contrôle pour attester de l’état du marché. Est-ce le bon moment aujourd’hui avec la crise actuellement pour se lancer ?

Il y a en effet une activité au ralenti avec 20% d’arrêts de missions estimés sur mars et avril, mais on aperçoit d’ores et déjà une reprise certainement due à l’annonce du déconfinement progressif. Cependant, il faut savoir que nous sommes dans un secteur privilégié, les métiers de la tech résistent mieux à la crise. C’est pourquoi les opportunités en sortie de crise vont être présentes, car pour de nombreux clients ce sont des secteurs dans lesquels il faut continuer à investir pour performer ou pour pouvoir continuer son activité à distance.

 

Points de vigilance : nos conseils

Julien voulait cependant aborder quelques points de vigilance :

  • Il est important de rester formé et informé quant aux tendances et pratiques du marché pour ne manquer aucune opportunité
  • Se fixer des limites : même s’il y a des opportunités, il est important de se fixer une date limite à notre phase de test. Date à laquelle vous êtes capable d’aller financièrement ou dans votre tête avant que votre activité décolle. Ce conseil est important pour ne pas se mettre en difficulté et pour savoir se poser les bonnes questions au bon moment.
  • Social selling : comme l’a très bien expliqué Rayed, il est important de se mettre en avant, et mettre en avant ses expériences sur les réseaux sociaux.
  • Storytelling : il faut savoir non pas raconter une histoire, mais raconter son histoire, comment vous en êtes arrivé là. Il est important de se démarquer avec son histoire pour sortir du lot en entretien de mission.
  • Entretenir son réseau : ne pas hésiter à utiliser l’empathie. Il faut entretenir vos relations avec vos clients, sans pour autant être opportuniste mais plutôt s’intéresser aux gens et aux projets et naturellement vous pourrez informer votre interlocuteur que vous êtes devenu freelance et que vous êtes en recherche de mission.

 

 
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