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Télétravail : Les bonnes pratiques

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Si rester chez soi pour travailler présente de nombreux avantages comme la réduction du temps des trajets ou encore une souplesse des horaires, 67 % des managers estiment qu’il permet des gains de productivité. Mais pour ce faire, cela implique d’adopter des nouvelles habitudes pour garder des processus sains et pertinents. L’année dernière, LittleBIG Connection s’est penché sur sa communauté de Freelances afin d’y voir un peu plus clair. Voici quelques bonnes pratiques pour télétravailler en toute sérénité.

 

Concentration VS Distraction

Travailler dans les bureaux de votre entreprise est un moyen d’avoir une délimitation physique mais surtout psychologique entre la dimension personnelle et professionnelle. Télétravailler, c’est prendre le risque de créer un flou entre ces deux aspects de votre vie. En effet, il peut parfois être difficile d’être efficace lorsque les enfants sont à côté et qu’on se dit que l’on pourrait lancer une machine au milieu de la journée… Il est donc important de recréer artificiellement cette séparation en vous aménageant un espace dédié au télétravail. Travailler dans un bureau ou dans un espace séparé de votre salle de loisirs peut être un bon moyen de garder toutes tentations en dehors de votre champ de vision. Votre concentration ne doit pas non plus se laisser endommagée par un réseau wifi de mauvaise qualité. Il ne faudrait pas que des problèmes techniques deviennent une excuse pour procrastiner. Assurez-vous d’avoir du matériel fiable.

 

Rester chez soi, c’est aussi prendre le risque de se sentir désengagé par rapport à la vision de votre entreprise ; cela peut se traduire par un sentiment de démotivation. En effet, un changement trop brutal d’environnement de travail peut créer une forme d’anomie ; un sentiment de malaise dû à une perte de points de repère. Seul le temps vous permettra de vous réapproprier votre chez-vous comme un espace de travail.

 

 

Adapter et humaniser la communication

Télétravailler, c’est aussi louper les derniers potins normalement échangés autour de la machine à café et ne plus passer la journée avec vos work-buddy préférés. Selon un rapport de Google publié en 2019, la solitude est le principal problème des télétravailleurs. Il est donc primordial d’injecter de l’humain dans les interactions afin que votre entreprise ne soit pas animée uniquement par des rapports robotisés et aveugles. Les interfaces numériques peuvent vous aider à cela, l’humanisation peut alors être un échange de nouvelles au début d’un call. La réunion virtuelle est aussi un moyen de berner le sentiment de solitude. Hors outils numériques, organiser un déjeuner avec des proches peut vous permettre de faire une pause « sociale » entre un matin et un après-midi de télétravail. Enfin, si vous habitez dans la même ville que les membres de votre équipe, pourquoi ne pas organiser des sessions de télétravail en groupe ?

 

Télétravailler c’est également se priver du micro-management et des micro-informations que l’on s’échange naturellement dans l’open-space. Cela implique de prendre davantage de responsabilités mais surtout d’effectuer une sur-correction de la communication : cela passe par un effort de clarté et de précision afin de limiter tous risques de quiproquos ou de multiplications d’échanges par mails.

 

Vincent C., « C’est super d’organiser des journées de manière autonome mais il faut une équipe prête à ça. Le seul point négatif est le fait de ne pas voir physiquement les collègues. ».

 

Sautez sur l’opportunité et essayez-vous aux nouvelles méthodes de management : le management à distance. Mettez par exemple en place des «daily meeting». Ces points matinaux avec votre équipe vous permettront d’échanger sur leurs activités et d’entretenir l’esprit d’équipe. On doit communiquer beaucoup plus proactivement, mieux et plus que l’on pense suffisant, pour compenser pour la distance physique et psychologique entre chacun des membres d’une équipe. Ça signifie être très transparent par rapport aux problèmes qui se présentent, prendre le temps d’avoir des conversations informelles et même s’assurer que l’on ajoute des réflexions et du contexte émotionnel pour éviter que les échanges deviennent des rapports robotisés composés de faits et de chiffres.

 

 

Organiser ses horaires de travail

Si travailler en « remote » c’est être en phase avec son temps ; vous devez aussi être en phase avec les fuseaux horaires de vos collègues. Pas besoin de faire des journées de 48 heures pour couvrir tous les fuseaux horaires de la planète ; des outils simples existent pour avoir une vision claire des horaires de vos collègues à l’international comme le planificateur de réunions Outlook.

Le management à distance repose sur la confiance et sur une décentralisation des responsabilités. La délégation est forte mais chacun doit apprendre à ne pas dépasser ses prérogatives. L’autonomie n’est pas synonyme d’indépendance mais d’inter-dépendance.

Il est ainsi important de fixer les règles du jeu et d’harmoniser les méthodes de travail à distance : préparation, contenu et suivi des réunions, briefing téléphonique, gestion de la documentation, mise à jour de l’agenda partagé, coordination, adaptation des procédures,…En effet, la cohésion d’une équipe vouée à travailler à distance se construit déjà dans la cohérence de son système d’organisation. L’organisation doit devenir une responsabilité partagée.

Selon une étude réalisée par Google, les principales complications liées au télétravail sont la solitude, le manque de communication, les distractions, la baisse de motivation, les fuseaux horaires et la qualité du réseau wifi. Finalement, le conseil plus important est peut-être d’anticiper au mieux toutes ces complications en amont du télétravail pour ne pas être perturbé pendant les moments de travail. Ces éléments sont à prendre en compte dans la mesure où le télétravail s’inscrit dans une tendance de fond du futur du travail.

 
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