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Travailler mieux : les perspectives de demain

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Plus risqué ? Plus sécurisé ? Globalisé ? Meilleur ? Le future of work (futur du travail) reste une notion très abstraite et il est temps de rendre plus concrets ces termes utilisés dans le secteur. Après vous avoir présenté les trois tendances qui se dessinent dans le futur du travail, explorons ensemble d’autres termes gravitant autour de celui-ci. Slow business, freelancing, globalisation de la main d’œuvre, motivation au travail… Que traduisent ces concepts ? Comment peut-on imaginer le future of work ? Quelles implications sur les travailleurs ?

Voici une revue de différentes analyses nous permettant de répondre davantage à ces questions.

Les cinq vecteurs du future of work | Forbes Magazine (en anglais)

Bien que le future of work puisse regrouper différents concepts, cinq grandes idées semblent se dessiner nous permettant de mieux imaginer à quoi ressembleront les changements du futur du travail.

Tout d’abord, les postes seront nécessairement multitâches. En effet, au sein d’une même organisation, les opérations seront plus fluides et les équipes ainsi formées seront davantage orientées vers un projet afin que chaque travailleur puisse gagner en expertise dans plusieurs domaines à la fois, et de ce fait travailler mieux.

Ensuite, le télétravail actuel évoluera vers une main d’œuvre complètement décentralisée grâce aux technologies de communication accrues. Il semblerait que la génération Z devrait être davantage libre de travailler depuis n’importe quelle partie du globe, dans un monde du travail totalement globalisé. De ce fait, les travailleurs espéreront plus qu’une simple compensation financière pour accroître leur motivation au travail, ils placeront le développement personnel au cœur de leurs attentes et dépendront des gadgets dernier cri pour faciliter leurs ambitions depuis les quatre coins du globe.

D’autre part, la nécessité d’acquérir en permanence des compétences liée à l’apparition constante de nouveaux outils de pointe accentuera un apprentissage à long terme. Ceci s’explique par l’augmentation du besoin d’adaptation de la main d’œuvre.

Ce qu’il faut retenir : le future of work passera donc par la création de postes davantage multitâches, une main d’œuvre décentralisée, l’importance de la motivation au travail, l’apprentissage à long terme ainsi que par l’augmentation du besoin d’adaptation des travailleurs.

 

Les vertus du Slow Business | Remix Community

« Mettre l’humain au centre de l’entreprise »

Le concept de future of work fait apparaître beaucoup de néologismes auxquels il est judicieux d’accorder du sens, on pencherait vers un futur où travailler mieux s’apparenterait à ralentir son rythme de travail.

Le Slow Movement (ou « mouvement doux ») prône un ralentissement de notre mode de vie considéré comme trop rapide. Ce terme est apparu en 1986 suite au mouvement de protestation lancé par Carlo Petrini lors de l’ouverture d’un restaurant McDonalds à Rome. Ce mouvement dénonce aussi bien la restauration rapide de mauvaise qualité et le tourisme de masse que le changement climatique et la société de surconsommation. Il s’agit d’alternatives telles que le tourisme local, la slow food, la slow school, le slow working, la slow city, mais surtout le slow business. Celui-ci veut remettre l’humain au centre de l’entreprise. Cela peut s’illustrer, par exemple, par la généralisation globale du télétravail.

« Travailler mieux, pas moins »

Tout d’abord, « slow » ne se limite pas à évoquer une certaine lenteur, l’objectif étant plutôt d’instaurer un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Le monde du travail porte de plus en plus d’intérêt et d’attention au cas du « burn out », il est intéressant de se pencher sur des méthodes de travail dites alternatives. Cette philosophie du Slow Business émerge progressivement en France. Cela implique la mise en place de plusieurs mesures simples au quotidien exerçant un impact considérable sur la productivité des travailleurs, en voici quelques-uns :

  • Ne plus généraliser les heures supplémentaires
  • Respecter les heures et les temps de pause
  • Ne pas déjeuner devant son écran
  • Ralentir son rythme, ne pas courir partout
  • Respecter un certain nombre d’heures de sommeil
  • Apprécier son travail et l’atmosphère qui l’entoure

Le saviez-vous : en travaillant neuf heures par jour sans s’accorder de break, notre intellect n’est en action que pendant 5h30 environ. Travailler d’arrachepied ne servira donc à rien, la philosophie slow business affirme que le seul moyen d’augmenter votre productivité est de planifier, d’organiser et surtout de ralentir votre rythme de travail chaque jour afin de travailler mieux. Nous comptons en France le pourcentage le plus faible de d’employés heureux au travail. Selon une étude réalisée par Steelcase, seuls 12% des Français apprécient leur environnement de travail. Céder à la pression en essayant de finir vos missions le plus rapidement possible ne fera que retarder le moment où vous perdrez le contrôle. Travailler sur trop de projets à la fois vous fera aussi oublier ou passer à côté de certains détails essentiels qui pourraient faire la différence.

N’oubliez jamais que c’est la tortue qui gagne la course, et non le lièvre !

Ce qu’il faut retenir : L’objectif du slow business est de ne pas adopter à tout prix un rythme de travail effréné au détriment de la qualité. C’est travailler mieux et évoluer progressivement, tout en prenant le temps de construire une relation avec ses pairs au travail (client, partenaire, associé, etc.).

 

A quoi ressemblera le travail en 2030 ? | The Conversation

D’un point de vue macroéconomique, il sera possible au fil des années de distinguer quatre atmosphères majeures sur le futur marché du travail.

Tout d’abord, le freelancing offrira un monde du travail constitué de travailleurs indépendants opérant sur des plateformes digitales globales. C’est une atmosphère « liquide ». Un Américain sur trois travaille ou a déjà travaillé en tant que freelance aujourd’hui, et ce taux ne va qu’augmenter dans les prochaines années.

Ensuite, le monde du salariat transformera singulièrement les CDI et CDD tels qu’on les connaît aujourd’hui, notamment du point de vue juridique. Ces contrats resteront néanmoins au centre du marché du travail.

L’hybridation apparaîtra comme un concept nouveau où chaque travailleur sera en mesure d’accumuler simultanément différents emplois puisqu’il alternera des périodes de salariat ou d’entrepreneuriat à un rythme conséquent. Il ne sera plus cantonné à posséder un seul emploi et pourra travailler mieux.

Enfin, le revenu universel imagine un contexte dans lequel le sens donné à l’emploi que l’on occupe occupera une place plus importante que la performance et les statuts liés à cet emploi.

Ce qu’il faut retenir : ces quatre atmosphères du futur marché du travail (freelancing, salariat, hybridation, revenu universel) seront bel et bien liées, et il sera fréquent de passer d’une atmosphère à l’autre dans un monde du travail davantage flexible.

 
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