Freelance

3 étapes clés pour devenir freelance

Vous avez un talent, une passion ou l’envie de transmettre un savoir particulier ? Le freelancing est un excellent moyen de compléter votre salaire. Si vous souhaitez vous affranchir du traditionnel contrat de travail, il peut aussi être exercé comme activité principale et constituer votre unique source de revenu. Devenir freelance peut être assez rapide et nécessite la création d’entreprise. Le régime de la microentreprise est celui privilégié car il offre le plus de souplesses fiscale et administrative. Vous souhaitez devenir freelance et vous vous demandez comment vous lancer ? Réponse dans cet article.

Qu’est-ce qu’un freelance ?

Avant de devenir freelance, il est important de bien maîtriser ce que recouvre cette notion. Il n’existe par ailleurs pas de définition légale du freelancing.Le freelance est un mode de travail. Il s’affranchit des liens de subordination qu’un salarié en CDD ou CDI peut avoir avec son employeur. En freelance, il n’y a pas de contrat de travail pour encadrer la relation professionnelle. Le freelance travaille pour lui. Il offre un service à une entreprise ou à un particulier. On parle de missions facturées au client.

Bon à savoir : le freelancing en tant que tel n’emporte pas de valeur juridique.

À noter : il ne faut pas confondre le freelance avec le microentrepreneur. Si le premier terme ne revêt pas de valeur juridique, il en est différemment du second qui délivre un cadre juridique de travail. Pour devenir freelance, il est possible de choisir le régime de la microentreprise.

Devenir freelance ou travailleur indépendant, quelle différence ?

Le terme anglais freelance signifie travailleur indépendant en français. Le freelance est un anglicisme communément utilisé dans le langage courant. Que vous deveniez freelance ou travailleur indépendant, vous avez donc la même façon de travailler.

#1 Définir son projet pour devenir freelance

Pour se lancer dans le freelancing et s’assurer une parfaite réussite, il est fondamental de bien définir les contours de son projet.

Décrire son activité

Afin de décrire son activité, le travailleur indépendant doit s’interroger sur l’offre qu’il envisage de proposer. Pour ce faire, il doit répondre à la question suivante : Quel(s) service(s) ou bien(s) souhaite-t-on produire, exploiter ou vendre ? Le freelance qui a un talent particulier, une passion ou l’envie de transmettre un savoir hautement qualifié peut en faire le cœur de son activité. L’expérience et les compétences doivent être mises en avant pour gagner en crédibilité.

Notre conseil : pour devenir freelance, n’hésitez pas à rédiger un petit pavé descriptif de ce que vous proposez. Mais également de votre expérience et de vos compétences.

Cibler la clientèle touchée

Qui est visé par l’activité de freelance ? Pour qu’elle soit pérenne, elle doit toucher une clientèle ciblée.

Ce peut être :

  • des particuliers, actifs ou retraités ;
  • des petites, moyennes ou grosses entreprises ;
  • des grands groupes ;
  • des cabinets libéraux ;
  • des administrations publiques…

Ce travail d’identification permet ensuite une prospection plus fine. Et par la même occasion, de trouver des missions qui vous conviennent.

À quel besoin répond l’activité de freelance ?

Pour s’assurer tout le succès attendu, le travailleur indépendant doit faire correspondre ses services avec les attentes des clients. Cette étape est la clé du succès. Une évaluation pointue du marché doit donc être réalisée. Généralement, elle passe par la réalisation d’un business plan et un audit des éventuels concurrents. Ce travail permet également de se situer parmi l’offre existante et de fixer un tarif, à l’heure ou au forfait. On parle aussi de taux moyen journalier (TJM).

#2 Choisir un statut juridique pour devenir freelance

Dès que le projet professionnel est défini, devenir freelance passe obligatoirement par la création d’un statut juridique afin d’obtenir un numéro SIRET. Il en existe plusieurs, plus ou moins rapides à constituer. Le plus populaire chez les travailleurs indépendants étant la microentreprise.

Devenir freelance avec un régime de microentreprise

La microentreprise, anciennement appelée autoentreprise, est une forme d’entreprise individuelle. Elle convient aux freelances qui ont des projets sans perspective de développement à court terme.

Voici les principales informations à connaître :

  • Un plafond de chiffre d’affaires (CA) ne doit pas être dépassé. Il dépend de l’activité exercée. Par exemple :
    • Pour une activité commerciale, il est de 176 200 €.
    • Pour une activité libérale ou de prestation de services, il est de 72 600 €.
  • Le travailleur indépendant est soumis à l’impôt sur le revenu (IR).
  • La TVA n’est ni facturée ni déduite lorsque le chiffre d’affaires est inférieur à 36 500 € (prestation de services) ou à 94 300 € (vente) selon l’activité.
  • Les cotisations sociales sont calculées en % du CA mensuel ou trimestriel (12,8 % ou 22 % selon l’activité). La première année d’exercice, le freelance peut bénéficier de l’ACRE. Il s’agit d’un taux minoré de cotisations sociales à 11 %.
  • En l’absence de CA, pas de cotisations sociales à payer.

Créer un statut de microentrepreneur et récupérer un numéro SIRET est très rapide. Les formalités de création s’effectuent sur un guichet unique : formalites.entreprises.gouv.fr.

Voici les délais importants à retenir après avoir déclaré le début d’activité :

  • 8 à 15 jours : réception du numéro SIRET.
  • 4 à 6 semaines : réception de la notification d’affiliation à la Sécurité sociale.

Devenir freelance avec un autre statut juridique

D’autres statuts juridiques existent pour devenir freelance. Plus contraignants, ils nécessitent généralement l’aide d’un expert-comptable ou d’un juriste pour leur constitution.

Voici les autres statuts juridiques pour se lancer en tant qu’indépendant :

  • EI (entreprise individuelle) ;
  • SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) ;
  • EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée).

Les régimes fiscal et social sont propres au statut qui est choisi.

À noter : depuis le 16 février 2022, il n’est plus possible de choisir le statut d’entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL). Les EIRL déjà constituées continuent d’exercer leurs activités dans les mêmes conditions.

Bon à savoir : si la création d’un statut de microentrepreneur n’emporte aucun frais, il n’en est pas de même pour les autres statuts juridiques. Ils dépendent de la forme choisie, mais aussi des professionnels qui aideront à la constitution.

Freelancing et portage salarial

Le portage salarial est encadré par les articles L1254-1 et suivants du Code du travail. C’est un système qui permet à un freelance de tester un projet sans créer d’entreprise. Avec le portage salarial, le freelance réalise une mission pour un client qui paye des honoraires à une société de portage. À charge pour cette dernière de rétrocéder un salaire au premier, après déduction d’une commission.

Le portage mobilise 3 acteurs :

  • un salarié porté (le freelance) ;
  • une entreprise de portage ;
  • une entreprise cliente.

Dans ce schéma, 2 contrats sont signés :

  • Un contrat de prestation de service entre la société de portage et la société cliente. Il mentionne :
    • La nature de la prestation à effectuer.
    • Les dates de début et de fin de la mission.
    • Les modalités de paiement.
  • Un contrat de travail entre le freelance et la société de portage.

#3 Travailler sa visibilité

Pour devenir freelance et s’offrir des revenus, il est important de se faire connaître.

Le réseau professionnel ou personnel est un excellent moyen de décrocher ses premières missions. Mais d’autres solutions existent pour travailler sa visibilité. Notamment, les plateformes spécialement dédiées aux freelances. Elles permettent d’informer d’éventuels clients sur sa disponibilité, son offre, mais également sur les tarifs proposés et le rythme de travail possible.

Notre plateforme LittleBig Connection met en relation les grandes entreprises avec une communauté de 350 000 experts freelances.

Quels sont les métiers freelances ?

Il n’existe pas de liste énumérant précisément les métiers compatibles avec le freelancing. On peut devenir freelance dans de nombreux secteurs d’activités. Les secteurs de l’informatique, du digital ou encore de la data sont particulièrement compatibles avec ce mode de travail. On peut aussi être travailleur indépendant si l’on exerce une profession artisanale ou libérale. Journaliste freelance, rédacteur freelance, développeur freelance, coach agile freelance, data analyst freelance, photographe freelance, coiffeur freelance… La liste des possibilités est longue.

Comment travailler en freelance ?

Travailler en freelance offre une véritable souplesse. Les heures de travail, mais également le tarif proposé et le lieu d’exercice sont entièrement définis par le travailleur indépendant. Il est possible de travailler en freelance de chez soi, dans un bureau dédié, ou dans un espace de coworking.

Qui peut travailler en freelance ?

Pour travailler en freelance, il existe une unique condition : posséder un numéro SIRET. En théorie, tout le monde peut donc devenir freelance.